Une ONG mauritanienne dénonce la ségrégation envers les Haratines

 
Une ONG mauritanienne dénonce la ségrégation envers les Haratines

 
Nouakchott, Mauritanie (PANA) - Le président de l'ONG Initiative de résurgence du mouvement abolitionniste (IRA - section Mauritanie), Biram Ould Dah Ould Abeid, a accusé la classe politique mauritanienne dans son ensemble de se faire "complice d'un système étatique discriminatoire et injuste vis-à-vis des populations Haratines (négro-mauritaniennes)", au cours d'une conférence de presse dimanche à Nouakchott.

M. Ould Dah Ould Abeid condamne notamment le silence de la classe politique face à des pratiques "récurrentes de discrimination visible dans les recrutements de la Fonction publique, des institutions de l'Etat et les campagnes systématiques d'expropriation foncière à caractère raciste".

Le président de l'IRA relève que ces pratiques d'expropriation foncière sont favorisées par "la confusion qui règne dans la législation mauritanienne: un mélange de droit musulman et de droit moderne hérité de la colonisation, avec des magistrats et administrateurs issus de la classe des maîtres d'esclaves".

Le président de l'ONG antiesclavagiste a cité à ce propos des cas de décision de justice "condamnant à la flagellation des individus actuellement détenus, conformément aux prescriptions du droit musulman".

"Ce genre de peine n'est plus exécuté depuis les années 1980, mais les condamnés restent en détention. Ce qui représente des cas inadmissibles de violation des droits humains", a-t-il dénoncé.

Biram Ould Dah Ould Abeid a lancé par conséquent un appel à toute la classe politique, la Société civile, l'opinion publique nationale et internationale "pour s'investir dans le combat contre les incohérences et la confusion du système politique, économique, social et judiciaire en Mauritanie".
 
Nouakchott - 07/02/2010

Les réactions

Ira Mauritanie interpelle sur le doute des FLAM, la renonciation de l’AJD/MR et l’absence de l’APP



« Il est à regretter depuis quelques temps que l’action de la classe politique s’est limitée à l’engagement contre le coup d’Etat militaire survenu le 06 Août 2008 en Mauritanie, la dénonciation des agressions d’Israël contre le territoire de Gaza en janvier 2009 et la solidarité bruyante avec les victimes et /ou cibles de la « campagne de lutte contre la gabegie » a écrit l’IRA Mauritanie dans un communiqué paru dimanche 07 février.

IRA Mauritanie «lance un appel aux formations politiques et civiles pour s’investir dans la lutte contre la contradiction et la confusion qui caractérisent l’arsenal juridique mauritanien… » Lire l’intégralité du communiqué.


Déclaration de l'Initiative de Résurgence du Mouvement Abolitionniste de Mauritanie.

Se ressaisir


Après cinquante années d’existence, la classe politique mauritanienne sous ses différents clivages (nationalistes, islamistes, libéraux, socialistes…) est globalement, dans ses pratiques, l’expression en des formes variées, d’une farouche volonté de pérennisation d’un système social et d’Etat raciste et esclavagiste.

De rares mouvements ou partis politiques mauritaniens se sont astreints la mission noble et difficile de lutter contre l’esclavage et le racisme dont sont victimes les ethnies noires de Mauritanie ainsi que la communauté H’ratin (esclaves et anciens esclaves de Mauritanie).

Peuvent être citées comme formations constituantes de ce lot restreint : El Hor (Mouvement de Libération et d’Emancipation des H’ratin), le FLAM (Front de Libération des Africains de Mauritanie), APP (Alliance Populaire Progressiste) et AJD/MR (Alliance pour la Justice et la Démocratie Mouvement du Renouveau).

Malheureusement de nos jours, ces formations sont, pour certaines traversées par le doute (FLAM) ou simplement minées par la renonciation (AJD/MR), d’autres sont agitées par des remous internes tout en inaugurant une absence inhabituelle sur le front de la dénonciation et des luttes contre les différentes formes d’esclavages et de racisme institutionnalisés en Mauritanie (El Hor et APP).

Toutefois il est à regretter depuis quelques temps que l’action de la classe politique s’est limitée à l’engagement contre le coup d’Etat militaire survenu le 06 Août 2008 en Mauritanie, la dénonciation des agressions d’Israël contre le territoire de Gaza en janvier 2009 et la solidarité bruyante avec les victimes et /ou cibles de la « campagne de lutte contre la gabegie ».

Il est à considérer que ces engagements, ces dénonciations et cette solidarité doivent être solennellement, publiquement et officiellement élargies aux pratiques de racisme primaire et à la discrimination, très visibles dans les différents concours de recrutement au sein de la fonction publique et corps constitués de l’Etat Mauritanien ; ces actions doivent - elles être aussi élargies contre les campagnes systématiques d’expropriation foncière à caractère raciste et esclavagiste dont sont victimes les noirs et les H’ratin ; contre la persistance des pratiques esclavagistes et l’impunité que les autorités mauritaniennes assurent aux segments dominants qui s’adonnent à l’esclavage ; contre l’instrumentalisation du pouvoir judiciaire, et de l’administration publique et les biens et richesses publics au profit d’une seule communauté.

Il est à souligner que les lignes rouges édictées par le système à l’encontre de toute forme d’action et d’analyse visant sa remise en cause véritable et déterminée et érigées en politiquement correct, doivent être transgressées pour une compétition ouverte, sans merci et salvatrice avec les tenants de l’esclavagisme, du racisme et de la suprématie.

Il faut considérer que faute de franchir ce pas décisif, les formations politiques et civiles progressistes vont continuer à jouer le rôle de caution et de décor pour une pseudo démocratie, compartiment dont l’essence est la légitimation des formes d’injustice et d’anachronisme qu’elles sont censées combattre.

Aujourd’hui, IRA /Mauritanie expose aux medias et à l’opinion publique nationale et internationale plusieurs cas graves d’esclavage et de discrimination, phénomènes qui structurent l’Eta et la société mauritaniens. Parmi ces cas certains relèvent de notre système judiciaire, nos lois, et les contradictions criantes et pénalisantes pour les citoyens les plus humbles en ce sens que la « Charia Islamique » (version locale du code malékite), toujours en vigueur depuis sa proclamation il y’a quelques décennies, cohabite avec un droit moderne, accentuant ainsi la marge de manœuvre de juges moulés dans une culture et idéologie sociale inégalitaires et réfractaires aux Principes des Droits Humains.

IRA Mauritanie lance un appel aux formations politiques et civiles pour s’investir dans la lutte contre la contradiction et la confusion qui caractérisent l’arsenal juridique mauritanien et qui sont dues à la cohabitation entre code malékite archaïque et obscurantiste et droit positif moderne.

Nouakchott, le 07 Février 2010





Source : Cridem.org IRA Mauritanie via Diagana Khalilou

Le 09-02-2010 à 09:17:28 par IRA Mauritanie

IRA:"Terrorisme" sous autre forme, selon M. Biram


S’il existait une autre forme de terrorisme sans attaquer par les armes, des bombes et des kamikaze, Biram Ould Dah se dit prêt pour le faire pour combattre et encore lutter contre toute sorte d’esclavage et de discriminations en Mauritanie. C’est ce qu’a laissé entendre...




...M. Biram lors d’une conférence de presse tenue ce dimanche 7 février 2010 au siège du Fonadh.
Biram Ould Dah, président de l’Initiative de Résurgence du Mouvement Abolitionniste de Mauritanie (IRA) qui n’a pas sa langue dans sa poche se ressaisit pour dénoncer des «actes inhumains » existant jusqu’à présent en Mauritanie. Selon lui, il n’y a pas quelque chose de plus sacré dans ce monde que l’être humain. Par conséquent, on ne doit pas le sacrifier. « Il ne faut pas qu’on nous terrorise, déclare Biram Ould Dah. Il ne faut pas qu’on devient des terroristes terrorisés » ; poursuit t-il devant la presse après avoir distribué un communiqué dénonçant les pratiques d’esclavagiste et discriminations dans le pays.

L’ire de Biram…

Après les déclarations d’une victime du phénomène d’esclavage, c’est au président de l’Initiative de s’en prendre à certains partis politiques. Une victime haratine a affirmé que son champ a été retiré de force par les autorités administratives pour le donner à un maure. Alors que ces dernières, selon la victime, devraient mettre fin à cette pratique discriminatoire. Selon lui, le champ qu’il possédait est une terre héritée de son grand-père qui l’avait hérité de son arrière grand père. «Et voilà aujourd’hui mon champ se trouve entre les mains d’une communauté maure » se désole-t-elle.
Quant à Biram Dah qui ameute souvent les journalistes sous le chaud soleil pour tenir des conférences de presse pendant des heures, il n’a fait que surgir pour déclarer à travers un communiqué qu’il n’a pas signé par son nom que «IRA /Mauritanie expose aux medias et à l’opinion publique nationale et internationale plusieurs cas graves d’esclavage et de discrimination, phénomènes qui structurent l’Etat et la société mauritaniens ».
Il a ainsi indiqué que «De rares mouvements ou partis politiques se sont astreints la mission noble et difficile de lutter contre l’esclavage et le racisme dont sont victimes les ethnies noires de Mauritanie ainsi que la communauté h’rratin (esclaves et anciens esclaves de Mauritanie). Dans le communiqué l’Ira considère que ces partis politiques comme formations constituantes d’un lot restreint : Par exemple El Hor, (Mouvement de Libération et d’Emancipation des H’ratin), le FLAM (Front de Libération des Africains de Mauritanie, APP, et AJDMR. Biram affirme que ces partis sont pour certains traversés par le doute ou simplement miné par la renonciation, d’autre sont agités par des remous internes tout en inaugurant une absence d’israel contre inhabitude sur le front de la dénonciation et des lutte contre les différentes formes d’esclavages et de racisme institutionnelles dans notre pays….Et à l’IRA de lancer un appel «aux formations politiques et civiles pour s’investir entre mauritanien dans la lutte contre la contradiction et la confusion qui caractérisent aujourd’hui l’arsenal juridique et qui sont dues à la cohabitation entre code malékite archaïque et obscurantiste, puis droit positif moderne».
Sada mbodj
Sadambodj@yahoo.fr


Toute reprise totale où partielle de cet article doit inclure la source : www.journaltahalil.com

Le 09-02-2010 à 18:49:31 par Sada mbodj

Bonsoir,
Effectivement, nous avons appris que les organisateurs du 8ème Festival
du film et Forum international sur les Droits humains de Genève ont
invité Biram DAH en mars 2010.
Nous sommes heureux de le revoir à Genève après sa conférence de février
2009.
Merci de nous informer correctement de ce qui se passe avec Biram et en
quoi il est EN DANGER, plutôt que de vous lancer dans toutes sortes de
polémiques qui, actuellement, risquent plus de nuire à Biram DAH - et à
la cause qu'il défend - qu'à lui être utile.
Il nous faut du concret, et autant que nous sachions, Diko Hanoune n'est
pas porte-parole de SOS-ESCLAVES. Et si par un mauvais hasard il
l'était, ce serait le résultat d'une grossière erreur de communication
car ce poste requiert une personnalité qui s'efforce davantage de calmer
le jeu que de jeter de l'huile sur le feu.

A. Oksalampi
secrétaire exécutive de YAAKAARE
Association de droit suisse créée par feu Saïdou KANE
A Genève en 1997

_N.B._ : Saïdou KANE était membre actif de SOS-ESCLAVES et l'un de ses
représentants en Europe.

Diko diko a écrit :
>
>
> Alerte Biram Ould Dah ould Abeid en danger
>
> Le ministre de l'intérieur et de la décentralisation Mr MOHAMED OULD
> BOILIL visite l'état major de la garde nationale
>
> La photo de l'actuel ministre de l'intérieur Mohamed Ould Boilil , un
> nègre contre un autre rien d'étonnant dans la réplique apartheid
> islamique de Mauritanie comme au temps du grand apartheid .Pour casser
> du nègre, ils utilisent un autre.
>
>
>
>
> Photo de Biram Ould Dah Ould A beid Militant des droits de l'homme
>
>
> L’homme est connu par son franc-parler sans langue de bois. Militant
> convaincu des droits de l’homme dès son jeune âge. Les autorités
> Mauritaniennes veulent le réduire au silence par tous les moyens
> illégaux comme dans tous les régimes dictatoriaux qui émergent en
> Afrique sous couverture la démocratie.
>
> Selon le peu informations qui nous sont parvenues aujourd’hui, les
> autorités Mauritaniennes cherchent à réduire les activités du
> président de L’IRA-Mauritanie Biram Ould Dah Oud Abeid. Le régime du
> général Ould Abdel Aziz est devenu soudainement agressif à l’égard du
> président de l’IRA-Mauritanie. Pour y parvenir, Abdel Aziz
> utiliserait un autre hartani contre lui *Mohamed Ould Boilil*
> ministre de l’intérieur du gouvernement actuel. Son passeport de haut
> fonctionnaire qui lui permettait de voyager a été saisi. Il y a une
> horde des fonctionnaires de la police et gendarmerie qui le
> surveillent nuits tes jours. Nous sommes revenus aux pratiques
> d’antan. Les intimidations et les agressions phasiques et morales ne
> sont qu’à leur début. Nous y reviendrions très bientôt en détail sur
> l’affaire dès que nous aurions plus d’informations. Mobilisons-nous
> pour empêcher la loi de terreur et celle du plus fort à raison de
> s’installer en Mauritanie.
>
>
>
> Merci
>
> Diko hanoune
>
>

Le 10-02-2010 à 17:45:33 par Anja OKSALAMPI

Déclaration :

Soutien et Solidarité avec le titulaire du passeport : M0019773


Le comité de soutien et de solidarité avec le défenseur des droits humains Biram Ould Dah Ould Abeid observe avec étonnement le pas franchi par le pouvoir qui a procédé d’une manière arbitraire à la restriction de la liberté de mouvement du président IRA Mauritanie et membre de SOS Esclaves.

L’obstruction faite au renouvellement du passeport de ce militant des droits humains par le ministre de l’intérieur et de la décentralisation constitue une alerte pour les membres de ce comité ainsi que pour l’opinion publique nationale et internationale.

Le comité exprime sa réprobation de ce procédé et apporte son soutien indéfectible à l’infatigable Biram Ould Dah Ould Abeid, car le comité considère que cet acte des autorités mauritaniennes est une violation grave des droits de l’homme et une provocation qui ne dit pas son nom. Du coup, cet acte empêche le défenseur des droits humains de se déplacer à cause de la privation des documents lui permettant de mener à bien sa mission de sensibilisation et de dénonciation.

Le comité souligne que le droit de se déplacer, liberté primaire fait partie, des droits individuels qui doivent être sauvegardés même pendant les régimes d’exception. Le comité international ( Afrique, Europe, Amérique et Asie) de soutien et les sympathisants du défenseur des droits humains Biram Ould Dah Ould Abeid demandent au haut commissariat des Nations Unies pour les droits de l’homme de faire pression sur le pouvoir Mauritanien pour qu’il rompe avec la politique de restriction, de pression et d’intimidation des activistes des droits humains.

Ce même comité revendique pour ces combattants de la liberté le droit à la protection pour que leur mission visant la promotion et la protection des droits humains soient remplies pour le bien de la communauté des hommes.

Le comité lance aussi un appel aux organisations de la société civile nationale et internationale en vue d’apporter leur soutien au défenseur des droits humains au président d‘IRA Mauritanie et dont les causes ne sont autres que ses positions de défense des droits humains et sa démarche d’assistance envers les victimes, des violations quotidiennes des droits de la personne humaine, violations qui continuent à être le lot de certaines franges larges et groupes du peuple Mauritanien.

Le comité de soutien se félicite de la réaction de la FIDH et de l’OMCT qui donnent la mesure exacte de la liberté en danger en Mauritanie. Notamment son appel à la CADHP « à intervenir auprès des autorités mauritaniennes en faveur de Monsieur Biram Ould Dah Ould Abeid et le cas échéant, de prendre position sur cette affaire au cours de sa visite en Mauritanie.

Nouakchott, le 13 Février 2009

Le Comité de Soutien
du Président de IRA Mauritanie

Le 15-02-2010 à 04:11:41 par Le Comité de Soutien

Comment peut-on avancer dans un pays où le citoyen n'ose exprimer son idée ? Personne ne peut tolérer de telle pratique de banditisme et d'arrogance. Nous vivons dans un pays qui n'acceptera jamais la différence d'être, d'idées et d'injustice contre une communauté. Il est temps que ça cesse, les humiliations quotidiennes que les noirs subissent dans leur propre pays. Il n ya que l'unité qui pourra nous sauver.

Le 16-02-2010 à 01:00:56 par Taarikh

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